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Les aventures d'une volontaire française et des populations d'une petite réserve naturelle communautaire de la région de Tambacounda, SENEGAL.

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Le babouin de Guinée

 






Le babouin de Guinée




Papio papio








     S'il y a un animal qu'on ne peut pas louper ici, outre le mythique phacochère bien entendu..., c'est le babouin de Guinée, ce gros singe qui se déplace en immense "troupeau" de plusieurs dizaines, voire centaines d'individus. La saison sèche est particulièrement propice à leur observation, puisqu'ils restent près des derniers points d'eau, tout en parcourant la savane à la recherche des "pains de singe", les fameux fruits du baobab dont vous devinez l'origine du nom !

 

     J'ai pu observer un de ces groupes au barrage de Koussan, alors que je surveillais le tout petit point d'eau restant en ce mois de mars. Malgré ma bonne cachette, je fus très vite repérée et le groupe tarda à s'approcher. Peut être est-ce mon chapeau blanc tout propre (lavé avec le Chat en paillette, je vous le conseille au passage, c'est top pour la brousse !), ou bien mon éternel t-shirt rose qui m'a trahi, j'hésite... enfin, toujours est-il que les gros mâles tentèrent de m'intimider en sautant vigoureusement sur les branches du pauvre arbre mort tout en aboyant comme des chiens. Peu sensible à cette démonstration de virilité, je restai assise sous mon arbre près de l'eau, et les babouins durent s'avouer vaincus... le groupe, d'environ 50 singes, du partir sans avoir pu boire. Mais je ne doute pas qu'ils soient revenus un peu plus tard, après mon départ !

 

     Ces singes ne sont malheureusement pas très appréciés par la population locale : les plus gros troupeaux sont très impressionnants,  et ils n'hésitent pas à faire quelques petits dégâts dans les cultures villageoises... beaucoup demandent donc à organiser des battues pour s'en débarrasser ! Le fait qu'ils se déplacent en si grand nombre fait partie de leur mode de vie, cela ne signifie pas forcément qu'ils sont en surpopulation. Même si l'absence actuelle de prédateur pourrait expliquer une augmentation du nombre d'individus... Enfin une étude plus fine permettrait sans doute de mieux percevoir la situation et de trouver une alternative  à ceux qui ont la gâchette un peu trop facile !!!
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     Un mâle du groupe de Koussan, au barrage, le 27 mars 2008.
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