Les aventures d'une volontaire française et des populations d'une petite réserve naturelle communautaire de la région de Tambacounda, SENEGAL.
C'est lors d'un de nos transects, près de la Falémé, qu'Abdoulaye et moi trouvâmes le filon. Nous marchions en direction de la rivière et Abdoulaye s'arrêta net devant une petite plaque de terre noire qui s'étalait au milieu du sol ocre habituel. "Ca c'est le miré, me dit-il. Quand tu le vois, il y a toujours de l'or avec." Il me montra les petites paillettes brillantes dans le miré. "Là, c'est de l'or".
Nous continuâmes jusqu'à la plage, en contrebas, où le miré semblait s'écouler, pour finir en une large plaque parsemée de ces toutes petites paillettes précieuses ! Je ne vous dit pas la tête de mon guide - qui pour rappel, est également bijoutier - lorsqu'il vit tout cet or à ces pieds ! "Ah ! Si seulement j'avais 2 calebasses, en 2h de temps j'aurai déjà beaucoup d'or !" Mais malheureusement, nous n'en avions pas... Voyant son air dépité, je ne pu que lui proposer de remplir un de mes précieux sac poubelle de la communauté urbaine Le Creusot-Montceau, toujours avec moi en cas de pluie (merci papa !). Après avoir laborieusement porté son sac jusqu'au campement, Abdoulaye entreprit d'extraire son fameux or par une méthode traditionnelle.
Il transvasa tout d'abord le mélange entre 2 récipients, avec de l'eau, afin d'éliminer les plus petites particules de sable. L'or et les grosses particules, plus lourdes, restent au fond. Il fit ensuite chauffer le mélange restant afin de l'assécher complètement. Il récupéra le tout dans un plat et souffla délicatement pour éliminer les particules de sable : là encore, l'or, plus lourd, est censé rester, alors que le sable s'envole...
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Dans la théorie quoi...
Parce lorsqu' Abdoulaye en eu finit, il ne restait plus rien dans le bol, pas une paillette ! Eh oui, on a beau s'appeler Abdoulaye, on ne réussit pas à tous les coups ! N'a pas de l'or qui veut !!!
Voilà pour la petite histoire. Mais il est bien connu en effet que la Falémé est riche en minerais, notamment en fer et en or, dont l'exploitation massive (grosses industries internationales...) a déjà commencé en amont de la rivière. Quoi qu'il en soit, on dit que les femmes de la Falémé gardent beaucoup d'or dans leur case. Je ne sais pas si c'est vrai, mais moi j'ai gardé quelques paillettes dans un mouchoir en papier, au fond de ma malle...