Les aventures d'une volontaire française et des populations d'une petite réserve naturelle communautaire de la région de Tambacounda, SENEGAL.

Hippotrague rouan
Hippotragus equinus koba
En pulaar : Koba
Ah, depuis le temps qu'elles nous narguaient, ces jolies empreintes en forme de cœur !
Trois mois durant nous les avons suivies, de Boynguel à Anguili, sans jamais avoir la chance de voir celui qu'on appelle ici le « Koba ». C'est seulement lors de notre mission du mois d'août, à Anguili, que nous avons pu observer 2 individus dont ce jeune (les cornes sont encore petites) paissant l'herbe fraîche.
Cette antilope à l'allure de cheval est l'une des plus grande d'Afrique de l'ouest : avec ses 1m50 au garrot et ses 300kg, elle ne passe pourtant pas inaperçue ! Mais la sécheresse, le braconnage, le dérangement des transhumants, etc... ont fini par la faire fuir de la région, et seuls quelques individus sont encore là. Ce qui rend son observation bien difficile dans la zone !
En tout cas, quand on a la chance de la croiser, on ne peut pas la confondre : une robe brune unie, un masque noir tâché de blanc, de grandes oreilles pointues et de grosses cornes annelées portées aussi bien par les mâles que les femelles.
Les hippotragues vivent en petits troupeaux (un mâle et son harem), en petits groupes (jeunes), ou en couple pendant la période de reproduction. Ils sont diurnes et majoritairement paisseurs. Ils occupent différents habitats, de la forêt à la savane herbeuse, mais restent toujours proches d'un point d'eau. Ils possèdent un très grand domaine vital, pouvant aller jusqu'à plusieurs centaines de km2. Leur grande dépendance pour l'eau explique probablement leur migration vers le sud en saison sèche.
Regardez-moi cette belle bête !!! Ca ferait une belle monture pour mes futures patrouilles équestres...
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Zone d'observation : Cœur de la réserve (Mania Dala, Boynguel, Léwé, Anguili), et dans les zones des collines (Toumboura).
Période d'observation : En hivernage, certains individus venant du Sud, probablement du Niokolo ou de la ZIC Falémé. Pendant la saison sèche, quelques traces ont été observées vers Anguili où, selon les bergers, quelques individus se réfugient dans les collines.
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| E M P R E I N T E S | F E C E S |
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| L = 10 cm | Ø = 1,5 cm |